Algérie – France: relations tendues
Les relations franco-algériennes traversent une période de turbulences. Les ministres des deux pays se livrent depuis quelques jours à une guerre des mots sans précédent.
Le ton monte entre Alger et Paris. Dans son édition de samedi, Le Journal du Dimanche laissait place à une interview du ministre français des Affaires étrangères. Bernard Kouchner déclarait que la relation franco-algérienne «sera peut-être plus simple» après le départ de la génération de l’indépendance algérienne encore au pouvoir. Une déclaration qui a provoqué des réactions hostiles des journaux algériens, qui évoquent une «provocation». Quelques jours auparavant, le ministre algérien du Commerce, El Hachemin Djaâboub, reprochait à la France «d’aimer l’argent de l’Algérie sans aimer les Algériens».
L’accumulation des dossiers qui fâchent a retardé la visite d’État en France du président algérien, Abdelaziz Bouteflika. Ce déplacement, initialement prévu l’an dernier, pourrait avoir lieu en juin prochain, selon des sources diplomatiques algériennes. «Seul un sommet Bouteflika-Sarkozy est capable d’aplanir les différends entre les deux pays», assurent-elles. En attendant, et pour rétablir le dialogue entre les deux pays, Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, et Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, étaient hier à Alger.


